Dormeurs, spectateurs

Écrire.
Et se chevauchent au fond de ma mémoire tant de moments.
Certains baisers sont des points d'orgue.
Je ne sais pas.
Je regarde un atlas géographique, je m'évade dans ses pages qui sont toujours des portes ouvertes sur le rien.
Mes pensées tourbillonnent. Mon voyage est fatigant, 26 kilomètres minute !
Toujours les mêmes jeunes filles, les mêmes femmes légèrement ridées, les mêmes vieux dans la rue.
Parfois j’ai la sensation d’être seul à vieillir ! Les autres ne font que changer de vêtements, de voiture? Alors je traverse l’humanité qui change les bricoles de son quotidien. La rue a quelque chose de tranquillisant dans son mouvement invisible, une paix que je ne rencontre pas lorsque je me retrouve seul face à moi-même ou bien que j’observe mon père dans ses changements, dans sa vieillesse, j’y vois ma propre usure, je la ressens avec un épuisement gigantesque.

Claudine  

Touristes  

Charlotte  

 

 

 

Daniel  

Roger Blin, Nicolas Peskine