1984 • Pause


Tout terrain

Le handicap dans la vie culturelle. Sur une proposition de Nicolas Peskine, réaliser un reportage pendant le déplacement de la Compagnie du hasard entre Bourges, La Rochelle et Mont de Marsan. La seule contrainte qu’il donnait, ne jamais le photographier de face, le photographe devait être derrière lui de manière à montrer les difficultés que peut rencontrer une personne se déplaçant en fauteuil roulant.
La mise en espace de cette exposition itinérante était signée de Rémi Boinot. Les photographies sélectionnées ont été tirées sur toile sensible en référence aux pendrions de théâtre.

L’exposition


Vues Dare-Dare

Pendant la préparation de l’exposition Tout terrain, avec Rémi, nous avions pensé créer une manifestation que l’on intitula Vues Dare-Dare. Utiliser l’espace de ma boutique pour présenter huit expositions à raison d’une par semaine entre février et mars 1984. (Avant les travaux de restauration de la maison au printemps de cette année-là.)
Avec les artistes du groupe Tirage limité, et Alex Burke, Michèle Cires et moi-même.

Place de la Résistance

J’avais abordé la ville avec un appareil de petit format à mon arrivée à Blois. Pour ne plus choisir l’image sur une planche de contacts j’optais pour un moyen format puis j’adoptais une chambre 4×5 inches, le choix se ferait au moment de cadrer. Avec ce nouveau matériel beaucoup plus lourd j’avais paradoxalement le sentiment de m’alléger. Il me suffisait de cadrer, de mesurer la lumière pour faire partie de la chose observée. L’œil, ou bien le centre, était posé.
À partir du 30 janvier je visitais et photographiais quotidiennement la place de la Résistance à Blois, espace le plus passager de la ville entre Est et Ouest, Nord et Sud ? Projet pour l’exposition Vues Dare-Dare.

Le catalogue 8 VDD 9 RRH

Réalisé avec l’aide de la DRAC Centre.

Extrait:
Aborigine
– Tirage Limité est né en 1982 autour de l’idée du reportage photographique, par l’artiste lui-même, de son lieu de travail : cet intime œuvrement où le temps s’emploie. (Tours – Biennale de Paris – Vendôme).
– Tard dans la nuit du 2 novembre 1983, Rémi Boinot réalise avec le photographe Felipe Martinez, de grandes empreintes de la rue Robert-Houdin sur de la toile sensible.
– RÉVÉLATEUR – Vues Dare-Dare venait de naître, fondé sur la rapidité des expositions à l’image des vidéo-clips.
Le lieu: l’ancienne boutique du photographe, où afficher les huit sensibilités à vitesse hebdomadaire a conduit le public à la clairvoyance d’une surexposition.
Rem. Boinot

Portraits des artistes


Suite 1984 / 1985…