1990 / 1992 • Vide

Construction, restauration

Restauration du Château de Blois. Construction du Centre d’art à Vassivière.


Santander

En 1988 je suis allé dans la ville natale de mon père pour y faire au moins une photographie. Je désirais trouver le lieu dans lequel j’avais la certitude qu’il était passé. L’image ne lui évoquait rien, par contre, le nom du jardin réveillait ses souvenirs. Un an après j’y retournais pour élargir mon regard ! Et un an plus tard encore je réalisais un plan séquence en 16 mm du même cadrage. Je présentais ce travail d’une impossible mémoire, dans la galerie de Jean-Pierre Lambert, place du Marché Sainte Catherine à Paris.


La Mongolie

Expédition scientifique À la recherche de Guillaume de Rubrouck* organisée par Pierre Letang et Benoît Gayet.
11 personnes constituait l’équipée. Son but, parcourir mille deux cent kilomètres entre l’extrême Ouest de la Mongolie et l’ancienne capitale Karakorum.
Projet réalisé avec le concours de la Région Centre.
L’équipe : Pierre Letang, Benoît Gayet, organisateurs, René Kappler, auteur et traducteur, Patrick Alix, Michèle Marchal, Alain Desjacques, Michel Jan, Roland Michaud, François Jaquesson, Jacques Schaab, Bertrand Langlois et moi-même.

*Moine franciscain envoyé du roi Saint Louis auprès du grand Khan Mongol. Durant la période des croisades au XIIIème siècle.

Exposition

Château de Chaumont sur Loire, juin 1992

Journal 1991

Juillet

Le train a quelque chose d’étourdissant ce matin. J’ai hésité à ouvrir mon carnet, le voyage serait trop court.

Je pense à ceux que je vais retrouver en m’imaginant le paysage du Nord que je ne connais pas.
La température, ma façon de m’habiller, le matériel photo et le nécessaire minimum pour me changer dans un sac. Tout cela me remet en mémoire l’odeur de la Mongolie. Le mouton bouilli, le lait de jument fermenté, le cheval. La fatigue identique à d’autres, difficilement vécues là-bas. Certains matins avaient cette même couleur froide du refus. Le moment où j’aimais m’éterniser devant la casserole d’eau sur le feu avant de la voir bouillir. Immobile comme dans mon duvet, mais debout, j’attendais que la vie me prenne. Je percevais chaque mouvement des autres autour de moi sans les voir, sans en être attentif. Ils devaient me bercer et non m’agresser. Une manière d’accepter mon refus.

Un échange entre l’association crée par Benoît Gayet et la petite commune de Rubrouck se préparait. Les membres de l’équipée se retrouvaient près de Dunkerque d’où était originaire Guillaume de Rubrouck.




Suite 1993 / 1995…